PATINE
« PATINE », un mot qui fait rêver, qui nous évoque la douceur du temps passé …
Voici en quelques mots ma méthode de réalisation d’une belle patine.
Tout d’abord, il n’y a pas de secret, seulement beaucoup de travail :
1°/ Un travail fastidieux mais indispensable pour la première phase qui consiste à décaper le bois (avec du décapant, de la lessive St Marc, etc …) ou à le poncer (avec du papier de verre fin), selon qu’il est ciré ou vernis.
C’est la condition sine qua non pour que la peinture adhère au bois et la base d’un bon résultat.
Je lis parfois qu’on peut appliquer une sous-couche directement, puis une première couche et encore une seconde couche …
Cette technique, qui paraît à première vue plus rapide ne me satisfait pas.
La peinture n’adhèrera pas sur la cire qui est grasse et je n’aime pas les épaisseurs de peinture qui cachent les veines de bois et masquent la finesse des sculptures s’il y en a.
2°/ Une fois le bois mis à nu, il faut passer une couche de peinture acrylique (diluable à l’eau), puis laisser sécher, user les surfaces en relief et poncer les arrêtes avec du papier de verre.
3°/ La troisième phase n’est pas indispensable : si le résultat obtenu vous convient arrêtez-vous là.
Par contre si vous souhaitez donner à votre ouvrage un aspect ancien, un peu sali et patiné par le temps, il vous faut appliquer un glacis ou une cire.
Ma technique est l’application d’un glacis à l’ancienne, à base d’essence de térébenthine, d’huile de lin et de pigments, rien d’extraordinaire en ce qui concerne les ingrédients, mais qui nécessite un peu d’expérience pour le dosage des produits et la méthode d’application.
Vous obtiendrez un résultat quasi similaire, un peu plus long à mettre en œuvre mais plus simple d’utilisation, avec de la cire antiquaire teintée et un bon lustrage.